Victor Massé (1822-1884)

Les Hirondelles – Rondeau
Vingt et un morceaux de chant – 3e Recueil n°5
Poésie de Jean Pierre Claris de Florian

Pour voix moyenne et piano
Allegretto grazioso à 6/8
Fa Majeur (Sib2-Fa3) Sol4 facultatif
Partition Volume 3 (PDF page 30)

Que j’aime voir les hirondelles
A ma fenêtre tous les ans,
Venir m’apporter des nouvelles
De l’approche du doux printemps.

Le même nid, me disaient-elles,
Va revoir les mêmes amours,
Ce n’est qu’à des amants fidèles
A vous annoncer les beaux jours.

Lorsque les premières gelées
Font tomber les feuilles de bois,
Les hirondelles rassemblées
S’appellent toutes sur les toits.

Partons, partons, se disent-elles,
Fuyons la neige et les autans,
Point d’hiver pour les cœurs fidèles,
Ils sont toujours dans le printemps.

Si par malheur, dans le voyage,
Victime d’un cruel enfant,
Une hirondelle mise en cage
Ne peut rejoindre son amant,

Vous voyez mourir l’hirondelle,
D’ennui, de douleur et d’amour,
Tandis que son amant fidèle,
Près de là, meurt le même jour.

Le Printemps – Valse chantée
Vingt et un morceaux de chant – 3e Recueil n°10
Poésie de Philippe Gille

Pour voix haute et piano
Mélodie avec vocalises
Allegro brillante à 3/4
Mi bémol Majeur (Mi3-Lab4)
Partition Volume 3 (PDF page 73)

Le printemps vient de renaître,
Les lilas vont reparaître
De son vol déjà prenant l’essor
L’amour dit « aimez encor ! »
L’herbe pousse et verdit joyeuse
La forêt redevient ombreuse

Du soleil c’est le réveil
L’oiseau vient d’ouvrir ses ailes
Il gémit
Il fait son nid
Bien doux aux amours nouvelles
Les roseaux
Le long des eaux
Courbant leur feuilles naissantes
Se mirant
Vont effleurant du front les ondes fuyantes
Sur la rive tout se tait
Et l’écho de la forêt
Est discret

Sous les grands bois à travers les prés verts
Commence une course folle
C’est à qui mieux cherchera
Trouvera
La fleur ouvrant sa corolle
Doux moment
Instant charmant
Un point dans l’here étincelle
Sous les doigts
La fleur des bois
Se meurt pour vous rendre belle
On s’en pare et l’on sourit
Sans l’entendre qui vous dit
Cruelle !

L’homme au sable – Berceuse
Vingt et un morceaux de chant – 3e Recueil n°16
Poésie d’Alfred Busquet

Pour voix moyenne et piano
Andante (avec grâce et naïveté) à 2/4
Sol Majeur (Ré3-Mi4)
Partition Volume 3 (PDF page 112)

L’homme au sable a passé sur les yeux de Bébé
Il a laissé tomber sa poussière bénie
Mère, un baiser l’enfant s’endort
L’ange a plié ses ailes d’or
L’homme au sable a passé la journée est finie
L’homme au sable a passé dans l’esprit de Bébé
Il a laissé tomber ses riantes images
Roses de pourpre, papillons
Arlequins aux riches paillons
L’homme au sable a passé pour les enfants bien sages
L’homme au sable a passé dans le coeur de Bébé
Son souffle a fait germé les fruits de la prière
Il obtient de l’ange gardien
La santé pour papa pour maman pour son chien
L’homme au sable a passé Bébé clot sa paupière.

Chanson de l’Alouette
Vingt et un morceaux de chant- 3e Recueil n°17
Poème imité de Pierre de Ronsard

Pour voix haute et piano
Mélodie avec vocalises
Allegretto vivo à 2/4
Fa Majeur (Ré3-Sol4) Do5
Partition Volume 3 (PDF page 116)

Alouette
Alouette

Au point du jour par ta rosée
Dès que ta plume est arrosée
Tu fais en l’air mille discours
En l’air des ailes tu frétilles
Et pendue au ciel tu babilles
Et contes aux vents tes amours

Petit oiseau que Dieu protège
Que n’ai-je hélas le privilège
De m’élancer à ta hauteur
Et loin d’une atteinte inhumaine
De jeter aux monts à la plaine
Le nom qui fait battre mon cœur.

Sous bois
Vingt et un morceaux de chant- 3e Recueil n°19
Poésie de Philippe Gille

Duo pour mezzo-soprano – baryton et piano
Andante (avec une douce mélancolie) à 2/2
Si bémol Majeur
Mezzo-soprano (Mib3-Lab4)
Baryton (en clé de Fa) : (Réb2-Mib3)
Partition Volume 3 (PDF page 133)

Marchons devant nous, bien douce est la pente,
Le rossignol chante dans l’ombre des bois.
Nos cœurs sont d’accord et la nuit est belle,
Elle nous appelle, écoutons sa voix.

Pourquoi faut-il que tout s’efface,
Que ces rameaux sur nous penchés
A d’autres demain aient fait sa place
Par le temps flétris et séchés.

Ces bois verront une autre aurore
Et d’autres nuits et d’autres jours.
Des oiseaux y viendront encore
Pour y chanter d’autres amours.

Et ce doux sentier qui nous charme
En l’absence d’un cœur glacé
Recevra peut-être une larme,
Où tant de bonheur a passé.

Marchons devant nous, bien douce est la pente,
Le rossignol chante dans l’ombre des bois.
Nos cœurs sont d’accord et la nuit est belle,
Elle nous appelle, écoutons sa voix.

Prenez, bergers, vos musettes
Vingt et un morceaux de chant – 3e Recueil n°20
Poème extrait et adapté de « Les fêtes de l’amour et de Bacchus »
de Jean-Baptiste Poquelin (Molière)

Pour voix de femmes et piano (Duo ou Choeur)
Allegretto grazioso con brio à 2/4 en Sol Majeur
Voix 1 (Do#3-La4)
Voix 2 (Do3-Fa4)
Partition Volume 3 (PDF page 142)

Prenez, bergers, vos musettes
Ajustez vos chalumeaux
Et mêlons nos chansonnettes
Aux chants des petits oiseaux.

Ici l’ombre des ormeaux
Donne un teint frais aux herbettes
Et les bords de ces ruisseaux
Brillent de mille fleurettes.
Qui se mirent dans les eaux.

Prenez, bergers, vos musettes
Ajustez vos chalumeaux
Et mêlons nos chansonnettes
Aux chants des petits oiseaux.

Le Zéphire entre ces eaux
Fait mille courses secrètes,
Et les rossignols nouveaux
De leurs douces amourettes
Chantent au tendres rameaux

Prenez, bergers, vos musettes
Ajustez vos chalumeaux
Et mêlons nos chansonnettes
Aux chants des petits oiseaux.



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