Berthe di Vito-Delvaux (1915-2005)

Le Polichinelle
Ce qui est doux
Devinettes
Triptyque
  - Aube
  - Fleurs


Quelques partitions
Bibliothèque du Conservatoire royal de Liège
Bibliothèque IMEP

Le Polichinelle op.104 de 1965 – Marionnette
Poème de Maurice Carême
Éditions Bayard-Nizet
pour mezzo-soprano, clarinette et piano (ou voix et piano)
Partition en ligne chez l’Éditeur

Lola di Vito · Quartz Ensemble

Allons ! Houp !houp ! polichinelle !
Qu’il sonne midi ou minuit
Tu sembles toujours endormi
Si l’on en tire pas sur ta ficelle.

Allons ! Houp ! houp ! polichinelle !
Que je te secoue la cervelle
Ah ! Si tu le voulais
Nous mettrions tous deux
Nos couronnes de papier bleu,
Et nous serions les rois
Toi, du Guatemala
Moi, du Nicaragua.

Allons ! Houp ! houp ! polichinelle !
Plus vite ou je te démantèle !

Ah ! si tu le voulais
Nous mettrions tous deux
Nos bottes de sept lieues
Et nous serions en quelques pas
Toi, chez la Belle au bois
Moi, chez Ali-Baba.
Allons ! Houp ! houp ! polichinelle !
Saute, saute, dégourdis-toi !

Ah ! tu t’amuses ! je te vois
Rire enfin quand je t’interpelle.
Allons ! houp ! houp ! polichinelle !
Guatemala,
Nicaragua,
La Belle au bois,
Ali-Baba,
On part, on part, houp, houp la là.

Ah ! maladroit !
J’aurais du m’en douter !
Tu feras toujours tout rater
Voilà ta ficelle encore cassée.

Ce qui est doux op. 150 – Biniou-Instrument
Pour mezzo-soprano et flûte
Poème de Maurice Carême
(Je n’ai pas trouvé de partition !)

Lola di Vito · Quartz Ensemble · Gérard Noack

Je ne dis que ce qui est doux,
Je ne dis que ce qui est bon.
Dieu ne me fit pas d’autre don
Que celui d’un simple biniou.

Et j’ai dit la pomme au verger,
Les moutons fêtant leur berger,
Le pain aussi blanc que la nappe
Pour les grands dimanches d’agapes.

Et j’ai dit Dieu, oui, Dieu lui-même,
Car j’ai joué pour lui aussi
De petits airs, des airs qu’il aime
Lui, Dieu, parce qu’ils sont petits
Et qu’ils chantent ce qui est bon,
Et qu’ils chantent ce qui est doux,
Et que j’ai toujours obéi
Comme un enfant quand il m’a dit :
« Pose tes doigts, là, sur les trous ;
Tu joueras de ton mieux pour tous. »

Devinettes op.94 de 1964 – Fleurs-Lys
Poème de Léon Gobiet
Éditions Bayard-Nizet
pour voix moyenne et piano
Partition en ligne chez l’Éditeur

Je sais deux lys, blancs comme neige
Et plus soyeux que du satin…

Triptyque op.208 de 1999
Textes d’Arthur Rimbaud
Éditions Bayard-Nizet
pour voix et piano
(pas de précision concernant la hauteur, mais je pense « pour voix moyenne »)
Partition en ligne chez l’Éditeur

1. Mystique

2. Aube – Aube-Matin
J’ai embrassé l’aube d’été. Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit….
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3. Fleurs – Digitale
D’un gradin d’or, parmi les cordons de soie, les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal qui noircissent comme du bronze au soleil, je vois la digitale s’ouvrir sur un tapis de filigranes d’argent, d’yeux et de chevelures…
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