Poème de Gustave de Penmarch

Le soir quand le soleil vers l’horizon s’incline,
Il descend à regret de colline en colline,
Contemple longuement tous les lieux qu’il dorait,
Puis disparaît.

Alors les fleurs au val referment leur calice,
Afin que, lui parti, nul regard ne ternisse
Le trésor de fraîcheurs que garde à son retour
Leur chaste amour.

De même à ton départ, ô chère bien-aimée,
Comme ces pauvres fleurs mon âme s’est fermée,
Et pendant ton absence elle ne veut s’ouvrir
Qu’au souvenir !



Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Vingt Mélodies et Duos Vol.1 n°3
Éditions Durand
Pour voix haute et piano
Andante à 2/4
si bémol Majeur (Do3-Sol4)
Partition

Anikó P. Szabó (soprano)
Veronika KINCSES (Piano)


Alfred Dufresne (1821-1863)
Partition
à la BNF Paris Richelieu – Section Musique (Cote : VM7-51962)


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