Poème d’Alphonse de Lamartine – Nouvelles Méditations poétiques

Les Compositeurs…
Georges BizetEdouard LaloAndré GedalgeAlfred Lebeau

1.
Viens, cherchons cette ombre propice
Jusqu’à l’heure où ce séjour
Les fleurs fermeront leur calice
Aux regards languissants du jour.
Voilà ton ciel, ô mon étoile !
Soulève, oh ! soulève ce voile,
Eclaire la nuit de ces lieux;
Parle, chante, rêve, soupire,
Pourvu que mon regard attire
Un regard errant de tes yeux.
2.
Laisse-moi parsemer de roses
La tendre mousse où tu t’assieds,
Et près du lit où tu reposes
Laisse-moi m’asseoir à tes pieds.
Heureux le gazon que tu foules,
Et le bouton dont tu déroules
Sous tes doigts les fraîches couleurs !
Heureuses coupes vermeilles
Que pressent tes lèvres, pareilles
À l’abeille, amante des fleurs !
3.
Souviens-toi de l’heure bénie
Où les dieux d’une tendre main
Te répandirent sur ma vie
Comme l’ombre sur le chemin
Depuis cette heure fortunée,
Ma vie à ta vie enchaînée,
Qui s’écoule comme un seul jour,
Est une coupe toujours pleine,
Où mes lèvres à longue haleine
Puisent l’innocence et l’amour !



Georges Bizet (1838-1875)
Chant d’Amour
Vingt Mélodies n°17
Éditions Choudens
Pour voix haute et piano
Andantino quasi allegretto molto appassionato à 4/4
Fa Majeur (Mi3-La4)
Pour voix moyenne en Mi bémol Majeur
Partitions (Voix haute et moyenne)
Partitions en ligne

Bruno Laplante (baryton)
Marc Durand (piano)

Edouard Lalo (1823-1892)
Viens !
Cinq Lieder
Éditions Schott
Pour voix haute et piano
Ré Majeur (Mi3-Sol#4)
Partition
à la BNF Paris Richelieu – Section Musique (Cote : VMG-16722)

Tassis Christoyannis (baryton)
Jeff Cohen (Piano)
(Version en DoM)
Viens, cherchons cette ombre propice
Viens, jusqu’à l’heure où ce séjour
Les fleurs fermeront leur calice
Aux regards languissants du jour.
Voilà ton ciel, ô mon étoile !
Soulève, oh ! soulève ce voile,
Eclaire la nuit de ces lieux;
Parle, chante, rêve, soupire,
Pourvu que mon regard attire
Un regard errant de tes yeux.

Souviens-toi de l’heure bénie
Où les dieux d’une tendre main
Te répandirent sur ma vie
Comme l’ombre sur le chemin
Depuis cette heure fortunée,
Ma vie à ta vie enchaînée,
Qui s’écoule comme un seul jour,
Est une coupe toujours pleine,
Où mes lèvres à longue haleine
Puisent l’innocence et l’amour !

Ou plutôt puissions-nous passer sur cette terre,
Comme on voit en automne un couple solitaire
De cygnes amoureux
Partir, en s’embrassant, du nid qui les rassemble,
Et vers les doux climats qu’ils vont chercher ensemble

S’envoler deux à deux.

André Gedalge (1856-1926)
Chant d’Amour
Pour voix haute et piano
Modéré à 3/4
Fa Majeur (Do3-Sol4)
Partition (partition manuscrite)

Alfred Lebeau (1835-1906)
Confidence
Méditation poétique
Éditions Hartmann
Pour voix moyenne (ou haute) et piano
Andantino cantabile à 2/4
Sol Majeur (Ré3-Fa4/Sol4)
Partition

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