Poème de Jules Adenis

Les seigneurs de la cour
Font hélas, mon doux maître,
De l’amour,
Le désir d’un seul jour
Qui meurt au moment de naître !

Feu léger,
Ardeur mensongère,
Rêve passager,
Ombre éphémère
Voilà ce que je pense… Eh bien !
J’obéis, puisqu’on l’ordonne,
Monseigneur, suis-je bonne ?
Ne voulant me plaindre à personne,
Non ! Je n’en dirai rien !

Il était autrefois
Une jeune fillette
A sa voix
On cédait à ses lois,
En la nommant sa fauvette !

Feu léger
Ardeur mensongère,
Rêve passager,
Ombre éphémère…Eh bien !
J’obéis, puisqu’on l’ordonne,
Monseigneur, suis-je bonne ?
Ne voulant me plaindre à personne,
Non ! Je n’en dirai rien !



Georges Bizet (1838-1875)
Cette mélodie est extraite de l’opéra
« La Jolie Fille de Perth » (Acte 2 n°12)
d’après un roman de Walter Scott
Vingt Mélodies n°18
Éditions Choudens
Pour voix haute ou voix moyenne et piano
Allegretto moderato à 2/4
Voix haute : Sol Majeur (Ré3-Sol4)
Voix moyenne : Fa Majeur (Do3-Fa4)
Partitions
(Voix haute PDF page 106 & Voix moyenne PDF page 110)
Partitions en ligne

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Margarita Zimmermann (soprano)
Georges Prêtre (direction)
Orchestre Philharmonique de Radio France


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