Selected Songs with chamber accompaniment
Partition à la BNF Paris Richelieu
– Section Musique (Cote : VMA-3334 (16))
● Partition en ligne
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1. A une femme
2. Boléro triste
3. La Chanson des ingénues
4. Harmonie du soir (Fiche dans ce blog)
5. La lune blanche (Fiche dans ce blog)
6. Rêverie en sourdine (Fiche dans ce blog)
7. Le Rossignol
1. À une femme
Poème de Paul Verlaine
Pour voix haute, violon et piano
Sol bémol Majeur (Réb3-Sol4)
Olga Bykhovsky (mezzo-soprano)
Michael Zaretsky (Alto)
Bill Merrill (Piano)
A vous ces vers de par la grâce consolante
De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
De par votre âme pure et toute bonne, à vous
Ces vers du fond de ma détresse violente.
C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
Se multipliant comme un cortège de loups
Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante !
Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien
Que le gémissement premier du premier homme
Chassé d’Eden n’est qu’une églogue au prix du mien !
Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
Des hirondelles sur un ciel d’après-midi,
Chère, par un beau jour de septembre attiédi.
Autres Compositeurs sur le même poème
Dinu Lipatti (1917-1950)
Cinq Mélodies sur des Poèmes de Paul Verlaine Op.9 n°1
Pour voix haute et piano – Agitato à 4/4
● Partition en ligne Tamas Henter (ténor) – Ana Silvestru (Piano)
Spleens et Détresses n°5
Allegro con fuoco à 2/2
Fa dièse mineur (Fa#3-Sol4)
Partition (PDF page 25) Deux autres compositeurs
Cinq Mélodies sur des Poèmes de Paul Verlaine Op.9 n°1
Pour voix haute et piano – Agitato à 4/4
● Partition en ligne Tamas Henter (ténor) – Ana Silvestru (Piano)
Louis Vierne (1870-1937)
Spleens et Détresses n°5
Allegro con fuoco à 2/2
Fa dièse mineur (Fa#3-Sol4)
Partition (PDF page 25) Deux autres compositeurs
2. Boléro triste
Poème de Gustave Kahn
Pour voix moyenne, violon et piano
Fa mineur (Do3-Solb4)
Olga Bykhovsky (mezzo-soprano)
Michael Zaretsky (Alto)
Bill Merrill (Piano)
Tant que l’enfant me préféra
tel joueur de flûte
ou chanteur à la cithare
ou sonneur de cymbales au bal
peu m’importa
qu’elle aimât tel joueur de flûte
ou gratteur de cithare
Au carrefour, je suis tombé frappé
frappé d’un coup d’épée.
De qui? joueur de flûte ou gratteur de cithare?
Que la nuit est longue pour mourir si tard.
3. La Chanson des ingénues
Poème de Paul Verlaine
Pour voix moyenne, alto et piano
Sol Majeur (Ré3-Mi4)
Stella Doufexis (mezzo-soprano)
Pauline Sachse (alto)
Daniel Heide (piano)
Nous sommes les Ingénues
Aux bandeaux plats, à l’œil bleu,
Qui vivons, presque inconnues,
Dans les romans qu’on lit peu.
Nous allons entrelacées,
Et le jour n’est pas plus pur
Que le fond de nos pensées,
Et nos rêves sont d’azur ;
Et nous courons par les prés
Et rions et babillons
Des aubes jusqu’aux vesprées,
Et chassons aux papillons ;
Et des chapeaux de bergères
Défendent notre fraîcheur,
Et nos robes si légères
Sont d’une extrême blancheur ;
Les Richelieux, les Caussades
Et les chevaliers Faublas
Nous prodiguent les œillades,
Les saluts et les « hélas ! »
Mais en vain, et leurs mimiques
Se viennent casser le nez
Devant les plis ironiques
De nos jupons détournés ;
Et notre candeur se raille
Des imaginations
De ces raseurs de muraille,
Bien que parfois nous sentions
Battre nos cœurs sous nos mantes
À des pensers clandestins,
En nous sachant les amantes
Futures des libertins.
7. Le Rossignol
Poème de Paul Verlaine
Pour voix haute, alto et piano
La mineur (Si2-Sol4)
William Dazeley (baryton)
London Conchord Ensemble
Comme un vol criard d’oiseaux en émoi,
Tous mes souvenirs s’abattent sur moi,
S’abattent parmi le feuillage jaune
De mon coeur mirant son tronc plié d’aune
Au tain violet de l’eau des Regrets,
Qui mélancoliquement coule auprès,
S’abattent, et puis la rumeur mauvaise
Qu’une brise moite en montant apaise,
S’éteint par degrés dans l’arbre, si bien
Qu’au bout d’un instant on n’entend plus rien,
Plus rien que la voix célébrant l’Absente,
Plus rien que la voix -ô si languissante!-
De l’oiseau qui fut mon Premier Amour,
Et qui chante encor comme au premier jour;
Et, dans la splendeur triste d’une lune
Se levant blafarde et solennelle, une
Nuit mélancolique et lourde d’été,
Pleine de silence et d’obscurité,
Berce sur l’azur qu’un vent doux effleure
L’arbre qui frissonne et l’oiseau qui pleure.
Autre Compositeur sur le même poème
Lucien Mawet (1875-1947)
Paysages tristes n°1
Éditions Breitkopf & Hartel (1902)
Voix haute – Fa mineur (Ré3-Sol4)
Partition (Bibliothèque du Conservation de Liège) D’autres compositeurs
Paysages tristes n°1
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Voix haute – Fa mineur (Ré3-Sol4)
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