Pour soprano léger et piano Partition (Biblothèque de Paris 75001)
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1. Rêverie
2. Souhait
3. Le Lilas
4. Sérénade
5. Il dort encore
6. Les Roses
7. Fête Galante
Vidéos : Véronique Dietschy (soprano) – Emmanuel Strosser (Piano)
1. Rêverie
Sol bémol Majeur (Réb3-La4)
Le zéphir à la douce haleine
Entr’ouvre la rose des bois,
Et sur les monts et dans la plaine,
Il féconde tout à la fois.
Le lys et la rouge verveine
S’échappent fleuris de ses doigts.
Tout s’enivre à sa coupe pleine
Et chacun tressaille à sa voix.
Mais il est une frêle plante
Qui se retire et fuit tremblante.
Le baiser qui va la meurtrir.
Or, je sais des âmes plaintives
Qui sont comme les sensitives,
Et que le bonheur fait mourir.
2. Souhait
Si Majeur (Ré3-Sol#4)
Oh ! quand la mort, que rien ne saurait apaiser,
Nous prendra tous les deux dans un dernier baiser
Et jettera sur nous le manteau de ses ailes,
Puissions-nous reposer sous deux pierres jumelles !
Puissent les fleurs de rose aux parfums embaumés
Sortir de nos deux corps qui se sont tant aimés,
Et nos âmes fleurir ensemble, et, sur nos tombes
Se regarder longtemps d’amoureuses colombes !
3. Le Lilas
La mineur (Mi3-Si4)
Ô floraison divine du Lilas,
Je te bénis, pour si peu que tu dures !
Nos pauvres cœurs de souffrir étaient las.
Enfin l’oubli guérit nos peines dures
Enivrez-nous, fleurs, horizons, verdures !
Le clair réveil du matin gracieux ;
Charme l’azur irradié des cieux ;
Mai fleurissant cache les blanches tombes,
Tout éclairé de feux délicieux,
Et l’air frémit, blanc des vols de colombes.
4. Sérénade
Fa Majeur (Do3-Ré5)
Las ! Colombine a fermé le volet,
Et vainement le chasseur tend ses toiles,
Car la fillette au doux esprit follet,
De ses rideaux laissant tomber les voiles,
S’est dérobée, ainsi que les étoiles.
Bien qu’elle cache à l’amant indigent
Son casaquin pareil au ciel changeant,
Ah ! C’est pour charmer cette beauté barbare
Que remuant comme du vif-argent.
Arlequin chante et gratte sa guitare.
5. Il dort encore
Do dièse mineur (Mi3-Si4)
Il dort encore une main sur la lyre !
Il ne verrait ni mon triste délire
Ni ces longs pleurs qui tombent de mes yeux.
Charmeur divin, tandis que tu sommeilles.
Autour de toi voltigent les abeilles.
Le doux poète est l’envoyé des Dieux !
La blanche étoile errante aux cieux t’adore.
Ferme tes yeux ravis, sommeille encore,
Anacréon, chanteur mélodieux.
Tandis que fuit la nuit enchanteresse,
Qu’un rythme heureux te berce et te caresse.
Le doux poète est l’envoyé des Dieux !
6. Les Roses
Fa dièse Majeur (Ré#3-Si4)
Lorsque le ciel de saphir est de feu,
Lorsque l’Eté, de son haleine touche
La folle Nymphe amoureuse, et par jeu
Met un charbon rougissant sur sa bouche;
Quand sa chaleur, dédaigneuse et farouche,
Fait tressaillir le myrte et le cyprès,
On sent brûler sous ses magiques traits
Les fronts blêmis, et les lèvres mi-closes,
Et le riant feuillage des forêts,
Et vous aussi, cœurs enflammés des Roses.
7. Fête Galante
Sol Majeur (Mi3-La4)
Voilà Sylvandre et Lycas et Myrtil
Car c’est ce soir fête chez Cydalise.
Partout dans l’air court un parfum subtil,
Dans le grand parc où tout s’idéalise
Avec la rose Aminthe rivalise.
Philis, Eglé, qui suivent leurs amants,
Cherchent l’ombrage en mille endroits charmants.
Dans le soleil qui s’irrite et qui joue,
Luttant d’orgueil avec les diamants,
Sur le chemin, le Paon blanc fait la roue.
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