Poèmes de Paul Collin

Jules Massenet (1842-1912)

Pour voix moyenne (version originale) ou haute et piano
Partitions (toutes les tonalités)

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1. Prélude
2. Automne
3. Les marronniers
4. Qu’importe que l’hiver
5. Roses d’octobre
6. Pareils à des oiseaux


1. Prélude
Lent et contenu comme expression à 4/4
Fa Majeur (Do3-Mi4)
Sol Majeur (Ré3-Fa#4)
Bernard Kruysen (baryton)
Noël Lee (Piano)
Qu’il est doux d’éveiller lentement les pensées
Que de l’oubli le cœur fidèle a pu sauver…
Et de ressusciter les ivresses passées…
Ô charme de fermer les yeux… et de rêver !

2. Automne
Avec du mouvement et soutenu à 3/4
Fa Majeur (Do3-Ré4)
Sol Majeur (Ré3-Mi4)
La bémol Majeur (Mib-Fa4)
Bruno Laplante (baryton)
Janine Lachance (Piano)
Profitons bien des jours d’automne
Où dans les cieux
Semble errer la langueur
Plaintive des adieux…
Profitons bien des jours d’automne…
Je me souviens de tendres choses
Que se racontaient les amants;
Ils faisaient d’éternels serments…
Tout bas…
Quand fleurissaient les roses!

Profitons bien des jours d’automne
Où dans les cieux
Semble errer la langueur
Plaintive des adieux…
Profitons bien des jours d’automne…
Hélas! Le destin qui nous pousse
Est quelquefois si rigoureux!..
Reviendrez-vous beaux amoureux,
Quand reviendra la saison douce?…
Profitons bien des jours d’automne
Où dans les cieux
Semble errer la langueur
Plaintive des adieux…
Profitons bien des jours d’automne…

3. Les marronniers
Assez lent et calme à 4/4
Ré Majeur (Ré3-Fa4)
Mi Majeur (Mi3-Sol4)
Bruno Laplante (baryton)
Janine Lachance (Piano)
Hélas ! les marronniers qui bordent les allées
Dans leur ombre naguère abritaient bien des nids !
Leurs fronts sont déjà plus qu’à demi dégarnis,
Et les bandes d’oiseaux frileux sont envolées !..

Adieu le doux concert des ramages finis !
Le vent murmure seul ses plaintes désolées…
Et nous verrons tomber aux premières gelées
Le peu qui reste encor des feuillages jaunis…
Sur les illusions de ma chère folie
Passe le doute amer et la mélancolie ;
Et mon cœur a senti l’hiver tomber en lui !..
Mes beaux rêves d’ardeur naïve et de jeunesse…
Plus vite que la feuille et que l’oiseau m’ont fui ;
Hélas ! Et sans espoir que le printemps renaisse !..

4. Qu’importe que l’hiver
Avec beaucoup d’animation et d’abandon à 9/8
Si bémol Majeur (Do3-Fa4)
Do Majeur (Ré3-Sol4
Bruno Laplante (baryton)
Janine Lachance (Piano)
Qu’importe que l’hiver éteigne les clartés
Du soleil assombri dans les cieux attristés.
Je sais bien où trouver encore
Les brillants rayons d’une aurore
Plus belle que l’aube des cieux !
Toi que j’adore, c’est dans tes yeux!..
Qu’importe que l’hiver ait des printemps défunts
Dissipé sans pitié les enivrants parfums?
Je sais où trouver non flétrie
Malgré la bise en furie
Une rose encor tout en fleur !..
Ô ma chérie, c’est dans ton cœur!..

Ce rayon qui, bravant les ombres et la nuit,
Toujours splendide et pur luit au fond de tes yeux,
Cette fleur toujours parfumée
Qui dans ton cœur est enfermée
Et qui sait survivre à l’été
Ma bien aimée, c’est ta beauté!

5. Roses d’octobre
Soutenu avec tranquillité, sans lenteur à 6/4
Mi bémol majeur (Sib3 ou Fa3-Mib4)
Fa Majeur (Do3-Fa4)
Sol Majeur (Ré3-Sol4)
Francis Dudziak (baryton
Jean-Bernard Dartigolles (piano)
Belles frileuses qui sont nées
Quand le soleil embrasait l’air
Au premier souffle de l’hiver
Les roses sont étonnées.
Au lieu des tièdes matinées
Où riait l’azur frais et clair
Pourquoi ce ciel couleur de fer
Pourquoi ces brèves journées.

Courbant le front languissamment
Elles ont le pressentiment
De leurs courtes vies épuisées
Un frisson passe dans leurs cœurs
Et je crois bien qu’à la rosée
Elles mêlent parfois leurs pleurs.

Belles frileuses qui sont nées
Quand le soleil embrasait l’air
Au premier souffle de l’hiver
Les roses sont étonnées.

6. Pareils à des oiseaux
Pour voix moyenne et piano
Assez large, soutenu et dramatique
Fa Majeur (Mib3-Fa4)
Sol Majeur (Fa3-Sol4)
Marc Boucher (baryton
Olivier Godin (piano)

Pareils à des oiseaux que leur aile meurtrie
Ne peut plus soutenir dans l’azur, leur patrie,
Et qui tomba sanglants… et brisés sur le sol !

Brusquement arrêtés dans l’essor de leur vol,
Précipités du haut de l’espérance morte,
Les plus chers de mes vœux agonisent.

Qu’importe ? J’ai souffert !
Qu’importe ? J’ai pleuré !
Mais, je n’ai pas maudit…
Ne crois pas que l’amour que je t’ai donné meure !

Qu’importe ? j’ai souffert…
Qu’importe ? j’ai pleuré…
Mais je n’ai pas maudit !
Je m’exile à jamais du bonheur interdit,
Mais la fidélité de mon âme demeure !

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