Camille Saint-Saëns (1835-1921)

La Nuit Op.114
Sur un poème de Georges Audigier
Pour soprano, chœur de femmes, flûte solo et orchestre
Réduction pour piano
Éditions Durand

Partition (pour orchestre)
Partition (Réduction pour piano avec flûte solo)
Partition en ligne

Chœur (SSCC)
C’est un mystère que la Nuit,
On entend se parler les choses ;
C’est un mystère que la Nuit,
Vois ! le chœur des zéphyrs conduit
Les parfums hors des fleurs mi-closes.
Et tandis que blanchement luit La Lune,
Mille baisers roses
Illuminent les fronts moroses,
Le corps s’endort… l’âme s’enfuit…
C’est un mystère que la Nuit.

Soprano solo
Ami Rossignol…
Je t’attends au bord des forêts, des prairies,
Viens, Quand l’air sent bon le printemps
Viens dans la nuit de pierreries,
Vocalise tes rêveries ;
Ah ! Ah ! je t’écoute à me griser,
Poète des amours chéries,
Ton chant est doux comme un baiser !

Entre les feuillages flottants,
La brise, de ses flatteries,
De ses murmures tremblotants,
Applaudit l’air que tu varies.
Fais tes cristallines séries
De trilles et de broderies ;
Ah ! Ah ! je t’écoute à me griser,
Poète des amours chéries !
Ton chant est doux comme un baiser !

Chœur (SSCC)
Étoiles, poussière des mondes,
Dans les solitudes profondes
Du ciel uni,
Tracez, ô sphères radieuses,
Vos ellipses mélodieuses
Dans l’infini!

Soprano solo & Chœur en bouche fermée (SSCC)
C’est un mystère que la Nuit,
On entend se parler les choses ;
Soprano & Chœur (SSCC)
Le corps s’endort… l’âme s’enfuit…
C’est un mystère que la Nuit.



Image par Peter Kasteren van de Pixabay