Jean Rivier (1896-1987)
Fait partie de « Deux poèmes de Rimbaud et deux poèmes d’Apollinaire » (1935)
Mélodie n°3 – Poème de Guillaume Apollinaire
Pour voix haute et piano – Editions Salabert

Partition à la BNF Paris Richelieu – Section Musique (Cote : MS-21330 (3) (Les colchiques))
Brochure Salabert PDF

    Le pré est vénéneux mais joli en automne
    Les vaches y paissant
    Lentement s’empoisonnent
    Le colchique couleur de cerne et de lilas
    Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
    Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
    Et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne

    Les enfants de l’école viennent avec fracas
    Vêtus de hoquetons et jouant de l’harmonica
    Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
    Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières

    Qui battent comme les fleurs battent au vent dément
    Le gardien du troupeau chante tout doucement
    Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
    Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l’automne

Genevière Touraine (soprano) – Odette Pigault (piano)
Et un autre compositeur

J’indique ce compositeur, mais il n’y a ni partition dans le commerce, ni d’écoute !

Robert Caby (1905-1992) Site Robert Caby
Trois poèmes d’automne sur des poèmes de Guillaume Apollinaire op.72 n°3 (1945) Pour voix moyenne – Non mesurée (Ré3-Mi4) Fa4

Partition à la BNF Paris Richelieu – Section Musique (Cote : VMG-29005 (7))

Notes de Marie-Claude : la ligne mélodique suit les phrases du poème. L’accompagnement est une suite d’accords assez chargés, souvent aux 2 mains, sans aucun sentiment de tonalité. Durée de l’oeuvre 2’50 (noté par l’auteur) – Figure dans le cahier n°7 de décembre 1991 de la collection l’AARC