Un rondel est un poème à forme fixe, construit sur deux rimes et comportant un refrain, à l’instar du rondeau et du triolet. … Il est composé le plus souvent de treize vers octosyllabiques répartis en trois strophes. (Ndlr Wikipedia)

Reynaldo Hahn (1874-1947)
Cycle de 12 mélodies
1.Le Jour
2.Je me metz en vostre mercy (Charles d’Orléans)
3.Le Printemps (Poème que l’on retrouve dans les Six Rondels de Charles Koechlin)
4.L’Air
5.La Paix
6.Gardez le trait de la fenêtre (Charles d’Orléans)
7.La Pêche
8.Quand je fus pris au pavillon (Charles d’Orléans)
9.Les Étoiles
10.L’Automne
11.La Nuit (Poème que l’on retrouve dans les Six Rondels de Charles Koechlin)
12.Le souvenir d’avoir chanté (Catulle Mendès)


Pour voix haute et piano – choeux mixte – choeur à 3 voix
Il existe une version pour voix moyenne et piano
Editions Heugel (1899)
Sur des poèmes de Charles d’Orléans, Théodore de Banville et Catulle Mendès
À propos des Rondels
Partition (les 12 rondels)

1. Le jour (de Banville) – Le jour
Partition : PDF page 3
Pour choeur mixte (SATB)
Andantino, presque allegretto à 3/4 – Mi bémol Majeur

Tout est ravi quand vient le Jour
Dans les cieux flamboyants d’aurore.
Sur la terre en fleur qu’il décore
La joie immense est de retour.

Les feuillages au pur contour
Ont un bruissement sonore;
Tout est ravi quand vient le Jour
Dans les cieux flamboyants d’aurore.

La chaumière comme la tour
Dans la lumière se colore,
L’eau murmure, la fleur adore,
Les oiseaux chantent, fous d’amour.
Tout est ravi quand vient le Jour.
Ensemble vocal Luscinia
Anne-laure Marc : piano (extraits)

3. Le Printemps (de Banville) – Saisons-Printemps
Partition : PDF page 14
Animé à 4/2 – Mi Majeur (Fa#3-La4)

Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.
Les amantes, qui te chérissent
Délivrent leurs cheveux flottants.

Sous les rayons d’or éclatants
Les anciens lierres se flétrissent.
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.

Couchons-nous au bord des étangs,
Que nos maux amers se guérissent !
Mille espoirs fabuleux nourrissent
Nos cœurs émus et palpitants.
Te voilà, rire du Printemps !

Véronique Gens (soprano)
Susan Manoff (piano)

4. L’Air ( de Banville) – Les éléments
Partition : PDF page 21
(Note sur la partition : « à Mlle Guiraudon qui a une voix aérienne »)
Flottant à 4/4 – La mineur (Fa#-Sol#)

Dans l’air s’en vont les ailes,
Par le vent caressées;
Mes errantes pensées
S’envolent avec elles.

Aux cieux pleins d’étincelles,
Dans la nue élancées,
Dans l’Air s’en vont les ailes
Par le vent caressées.

Vers des terres nouvelles,
Sur les rayons bercées,
Vous fuyez, dispersées,
Ô blanches colombelles;
Dans l’Air s’en vont les ailes!

Tassis Christoyannis (baryton)
Jeff Cohen (piano)

7. La Pêche (de Banville) – Poissons-La pêche
Partition : PDF page 34
Dans un mouvement large et joyeux à 3/4
Si bémol Majeur (Fa3-Sol4)

Le pêcheur vidant ses filets,
Voit les poissons d’or de la Loire
Glacés d’argent sur leur nageoire
Et mieux vêtus que des varlets.

Teints encor des ardents reflets
Du soleil et du flot de moire,
Le pêcheur vidant ses filets,
Voit les poissons d’or de la Loire.

Les beaux captifs, admirez-les!
Ils gisent sur la terre noire,
Glorifiant de sa victoire,
Jaunes, pourpres et violets,
Le pêcheur vidant ses filets.
Tassis Christoyannis (baryton)
Jeff Cohen (piano)

9. Les Étoiles (de Banville) – Les étoiles
Partition : PDF page 43
Très calme à 4/4 – Mi bémol Majeur (Mib3-Lab4)

Les cieux resplendissants d’Étoiles
Aux radieux frissonnements,
Ressemblent à des flots dormants
Que sillonnent de blanches voiles.

Quand l’azur déchire ses voiles,
Nous voyons les bleus firmaments,
Les cieux resplendissant d’Étoiles,
Aux radieux frissonnements.

Quel peintre mettra sur ses toiles,
O dieu! leurs clairs fourmillements,
Ces fournaises de diamants
Qu’à nos yeux ravis tu dévoiles,
Les cieux resplendissants d’Étoiles?
Tassis Christoyannis (baryton)
Jeff Cohen (piano)

10.L’Automne (de Banville) – Saisons-Automne
Partition : PDF page 48
Allegretto modéré à 7/4 – Ré Majeur (Mi3-Sol4)

Sois le bienvenu, rouge Automne.
Accours dans ton riche appareil,
Embrasse le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.

Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.

Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne,
Sois le bienvenu, rouge Automne.
Tassis Christoyannis (baryton)
Jeff Cohen (piano)

11.La Nuit (de Banville) – La nuit
Deux versions :
* Pour choeur à 3 voix (SCT)
Partition : PDF page 51
Très calme à 4/4 – Ré bémol Majeur

* Pour voix moyenne et piano
Très calme à 4/4 – Si bémol Majeur (Sib2-Ré4)
Partition

Nous bénissons la douce Nuit,
Dont le frais baiser nous délivre.
Sous ses voiles On se sent vivre
Sans inquiétude et sans bruit.

Le souci dévorant s’enfuit,
Le parfum de l’air nous enivre;
Nous bénissons la douce Nuit,
Dont le frais baiser nous délivre.

Pâle songeur qu’un Dieu poursuit,
Repose-toi, ferme ton livre.
Dans les cieux blancs comme du givre
Un flot d’astres frissonne et luit,
Nous bénissons la douce Nuit.
Tassis Christoyannis (baryton)
Jeff Cohen (piano)



Image par Free-Photos de Pixabay