Un rondel est un poème à forme fixe, construit sur deux rimes et comportant un refrain, à l’instar du rondeau et du triolet. … Il est composé le plus souvent de treize vers octosyllabiques répartis en trois strophes. (Ndlr Wikipedia)

Charles Koechlin (1867-1950)
Première série de Rondels Op.1
Sur des poésies de Charles d’Orléans et Théodore de Banville

Pour voix haute et piano
La mélodie n°1 est pour choeur mixte et piano ad libitum
Il existe une version avec orchestre des mélodies n° 2 à 6 (1895) (Ndlr BNF)
Partition des Six Rondels

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1. Le Renouveau
2. La Nuit
3. Le Thé
4. Le Printemps
5. L’Été
6. La Chasse



1.Le Renouveau
Poème de Charles d’Orléans
Allegro quasi allegretto à 3/4 en Do Majeur
Ensemble vocal KANA
pour chœur mixte a cappella
Le temps a laissé son manteau
De vent de froid et de pluie,
Et s’est vêtu de broderie,
De soleil luisant clair et beau.

Il n’y a bête ni oiseau
Qu’en son jargon ne chante ou crie :
« Le temps a laissé son manteau
De vent de froid et de pluie ».

Rivière, fontaine et ruisseau
Portent en livrée jolie
Gouttes d’argent d’orfèvrerie
Chacun s’habille de nouveau.


Autres Compositeurs sur le même poème
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2. La Nuit
Poème de Théodore de Banville
Andante molto tranquillo à 3/4 – Fa Majeur (Ré3-Fa4)
Michele Command (soprano)
Christophe Durrant (piano)
Nous bénissons la douce Nuit,
Dont le frais baiser nous délivre.
Sous ses voiles On se sent vivre
Sans inquiétude et sans bruit.

Le souci dévorant s’enfuit,
Le parfum de l’air nous enivre;
Nous bénissons la douce Nuit,
Dont le frais baiser nous délivre.

Pâle songeur qu’un Dieu poursuit,
Repose-toi, ferme ton livre.
Dans les cieux blancs comme du givre
Un flot d’astres frissonne et luit,
Nous bénissons la douce Nuit.


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Ernest ChaussonRenaldo HahnAlexis Rostand

2. La Thé
Poème de Théodore de Banville
Allegretto poco Scherzando à 3/4 en Do Majeur (Do3-Mi4)
Helene Lindqvist (soprano) – Philipp Vogler (piano)
(Version MiM)
Miss Ellen, versez-moi le thé,
Dans la belle tasse chinoise,
Où des poissons d’or cherchent noise
Au monstre rose épouvanté.

J’aime la folle cruauté
Des chimères qu’on apprivoise;
Miss Ellen, versez-moi le thé,
Dans la belle tasse chinoise.

Là, sous un ciel rouge irrité,
Une dame fière et sournoise
Verse en ses longs yeux de turquoise
L’extase et la naïveté.
Miss Ellen, versez-moi le thé.

4. La Printemps
Poème de Théodore de Banville
Allegro moderato quasi allegretto à 3/4 – La Majeur (Do3-La4)
Anaïk Morel (soprano)
Nicolas Jouve (piano)
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.
Les amantes, qui te chérissent
Délivrent leurs cheveux flottants.

Sous les rayons d’or éclatants
Les anciens lierres se flétrissent.
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.

Couchons-nous au bord des étangs,
Que nos maux amers se guérissent !
Mille espoirs fabuleux nourrissent
Nos cœurs émus et palpitants.
Te voilà, rire du Printemps !


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5. L’Été
Poème de Théodore de Banville
Allegro non troppo à 2/4 – Ré Majeur (Ré3-Fa#4)
Michele Command (soprano)
Christophe Durrant (piano)
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres déscloses;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses;
Fauve dans la blanche clarté,
Il brille, le sauvage Été.

5. La Chasse
Poème de Théodore de Banville
Allegro con moto à 6/8 – Ré Majeur (La3-La4) Ré3 facultatif

Les cris des chiens, les voix du cor
Sonnent dans les bois de Ferrières;
L’écho de ces rumeurs guerrières
Épouvante le frais décor.

Les habits d’écarlate et d’or
Resplendissent dans les clairières;
Les cris des chiens, les voix du cor
Sonnent dans les bois de Ferrières.

Les meutes ont pris leur essor,
Et le cerf dans les fondrières
Fuit, sentant leurs dents meurtrières;
Mais partout il retrouve encor
Les cris des chiens, les voix du cor.



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