Cycle de huit mélodies n°7
Poésie d’Émile Verhaeren (les heures d’après-midi)
Éditions Heugel Pour voix haute (ou moyenne) et piano
En allant, dans un rythme sans rigueur à 4/4
La bémol Majeur (Do3-Fa#4)
Partition (PDF page 31)
● Partition en ligne
Lucile Richardot (mezzo-soprano)
Anne de Fornel (piano)
Roses de juin, vous les plus belles,
Avec vos cœurs de soleil transpercés ;
Roses violentes et tranquilles, et telles
Qu’un vol léger d’oiseaux sur les branches posés ;
Roses de Juin et de Juillet, droites et neuves,
Bouches, baisers qui tout à coup s’émeuvent
Ou s’apaisent, au va-et-vient du vent,
Caresse d’ombre et d’or, sur le jardin mouvant ;
Roses d’ardeur muette et de volonté douce,
Roses de volupté en vos gaines de mousse,
Vous qui passez les jours du plein été
A vous aimer, dans la clarté ;
Roses vives, fraîches, magnifiques, toutes nos roses
Oh ! que pareils à vous nos multiples désirs,
Dans la chère fatigue ou le tremblant plaisir
S’entr’aiment, s’exaltent et se reposent !
Image libre de droit de congerdesign – Pixabay.com