Sur des poésies de Théodore de Banville Partition
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1. Le Jour
2. Le Midi
3. L’Eau
4. Le Vin
5. Les Métaux
6. La Terre
7. L’Automne
8. Les Étoiles
9. La Guerre
Le Jour Pour voix haute et piano
Allegro con moto à 6/8
La Majeur (Mi3-La4) Michele Command, soprano
Christophe Durrant, piano
Tout est ravi quand vient le Jour
Dans les cieux flamboyants d’aurore.
Sur la terre en fleur qu’il décore
La joie immense est de retour.
Les feuillages au pur contour
Ont un bruissement sonore;
Tout est ravi quand vient le Jour
Dans les cieux flamboyants d’aurore.
La chaumière comme la tour
Dans la lumière se colore,
L’eau murmure, la fleur adore,
Les oiseaux chantent, fous d’amour.
Tout est ravi quand vient le Jour.
Autre Compositeur sur le même poème
Reynaldo Hahn et Alexis Rostand
Le Midi (PDF page 8) Pour voix haute et piano
Allegretto scherzando con moto à 3/4
Fa Majeur (Mi3-Sol4) La4 Je vais voir, quand il est Midi,
Les estampes du quai Voltaire,
Fragonard qui ne peut se taire,
Et Boucher toujours étourdi.
Debucourt est fort applaudi,
Boilly plaît au célibataire;
Je vais voir, quand il est Midi,
Les estampes du quai Voltaire.
Mais Wateau, nautonier hardi,
C’est toi surtout, coeur solitaire,
C’est toi qu’en la triste Cythère
Où ton soleil a resplendi,
Je vais voir, quand il est Midi.
L’Eau (PDF page 13) Moderato tranquillo et poco scherzando à 4/4
Do Majeur (Ré3-La4) Jeanne en riant marchait dans l’Eau,
Baignant au flot sa jambe nue.
Sur cette blancheur inconnue
Frissonnait l’ombre d’un bouleau.
L’alouette par un solo
Vint célébrer sa bienvenue;
Jeanne en riant marchait dans l’Eau,
Baignant au flot sa jambe nue.
Lorsque sur le front d’Apollo
Se déchirait soudain la nue,
Elle folâtrait, l’ingénue,
O gracieux et clair tableau!
Jeanne en riant marchait dans l’Eau.
Le Vin (PDF page 17) Pour voix haute (ou moyenne) et piano
Allegro con moto à 4/4
Fa Majeur (Do3-Fa4) Michele Command, soprano
Christophe Durrant, piano
Dans la pourpre de ce vieux vin
Une étincelle d’or éclate;
Un rayon de flamme écarlate
Brûle en son flot sombre et divin.
Comme dans l’œil d’un vieux Sylvain
Qu’une Nymphe caresse et flatte,
Dans la pourpre de ce vieux Vin
Une étincelle d’or éclate.
Il ne coulera pas en vain!
A le voir mon cœur se dilate.
Il n’est pas de ceux qu’on frelate
Et je lirai comme un devin
Dans la pourpre de ce vieux vin.
Les Métaux (PDF page 23) Pour voix haute (ou moyenne) et piano
Moderato à 4/4
Sol Majeur (Ré3-Fa#4) Les Métaux, les divins Métaux
Que toujours l’homme voit en rêve,
Ornent la couronne ou le glaive
De tous les Péchés capitaux.
L’Orgueil jette sur ses manteaux
Pour cette vie, ô Dieu! si brève,
Les Métaux, les divins Métaux
Que toujours l’homme voit en rêve.
L’or gémit sous les vils râteaux
Que toujours le banquier soulève,
Et pour parer les filles d’Eve
Nous tourmentons de nos marteaux
Les Métaux, les divins Métaux.
La Terre (PDF page 26) Pour ténor solo et chœur de femmes à 2 voix (SC) ou
Pour ténor solo et duo de femmes et piano
Moderato à 4/4 en La mineur Julien Behr (Ténor)
Calliope Women’s Chorus – Regine Theodoresco (Direction)
Soumets la Terre,
Les fleurs, les bois,
Lyre, à ta voix,
A ton mystère…
Que rien n’altère
Tes saintes lois
Soumets la Terre,
Les fleurs, les bois.
Dompte Cythère
Charme à la fois
Le lys des Rois
Et la panthère
Soumets la Terre !
L’Automne (PDF page 33) Pour ténor (ou baryton) solo et chœur de femmes (SMC) ou
Pour ténor (ou baryton) solo et trio de femmes et piano
Moderato à 4/4 en Sol Majeur Julien Behr (Ténor)
Calliope Women’s Chorus – Regine Theodoresco (Direction)
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil;
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.
Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.
Déjà la Nymphe qui s’étonne
Blanche de la nuque à l’orteil
Rit aux chants ivres du soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.
Autre Compositeur sur le même poème
Renaldo Hahn
Les Étoiles (PDF page 45) Pour soprano solo et chœur de femmes à 2 voix (SC) ou
Pour soprano solo et duo de femmes ou
Pour chœur de femmes à 3 voix (SSC) ou
Pour trio de femmes et piano
Andante molto tranquilo quasi adagio en Do Majeur Calliope Women’s Chorus – Regine Theodoresco (Direction)
Les cieux, resplendissants d’étoiles
Aux radieux frissonnements
Ressemblent à des flots dormants
Que sillonnent de blanches voiles.
Quand l’azur entr’ouvre* ses voiles
Nous voyons les bleus firmaments
Les cieux, resplendissants d’étoiles
Aux radieux frissonnements
Quel peintre mettra sur ses toiles
Ô Dieu, ces clairs fourmillements;
Ces fournaises de diamants
Qu’à mes yeux ravis tu dévoiles
Les cieux, resplendissants d’étoiles
* Modification du poème
Autre Compositeur sur le même poème
Renaldo Hahn
La Guerre (PDF page 55) Pour ténor solo (ou chœur de ténors à l’unisson)
et chœur de femmes à 2 voix (SC) ou
Pour ténor solo et duo de femmes et piano
Andante moderato à 12/8 en La mineur Julien Behr (Ténor)
Calliope Women’s Chorus – Regine Theodoresco (Direction)
La Guerre, ivre de sa colère,
Embouche ses clairons sonores
Terre, déjà tu te colores,
De ce sang fumant qu’elle flaire.
L’incendie effrayant l’éclaire
Comme de rouges météores
La Guerre, ivre de sa colère,
Embouche ses clairons sonores
Et pour réclamer leur salaire,
Ô Dieu, dans les cieux que tu dores
Les vautours sous l’œil des aurores
Suivent de leur vol circulaire.
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